L’atelier annuel de l’ACCREL s’est déroulé à Paris le samedi 25 janvier 2020, à la suite de l’Assemblée Générale de l’association.

La date choisie cette année correspondait, comme ces dernières années, à la rencontre annuelle des « Chanteurs et Comédiens en Église » et a ainsi permis à plusieurs d’entre eux, membres de l’ACCREL, de participer à l’atelier. Une trentaine de participants ont été accueillis, cette année encore, dont quelques personnes extérieures à l’association, désireuses de participer à l’atelier, que nous avons voulu ouvert depuis plusieurs années à celles et ceux qui s’intéressent de près au chant religieux, que ce soit en liturgie ou dans d’autres cadres. Nous avons également eu le plaisir d’accueilli en fin de matinée Benoît Baumgartner, chargé du département Musique au SNPLS.


Le thème retenu était « Qui donc est Dieu ? ».

La première partie de l’atelier a eu lieu en fin de matinée, avec une intervention d’Étienne ÜBERALL, inspirée à la fois de l’histoire du chant religieux et de sa propre expérience pastorale. Cette intervention est mise à disposition des adhérents sur le site de l’ACCREL. [ICI]

Comme les années précédentes, l’atelier avait été précédé d’un « atelier-virtuel » sur le site Internet dédié : depuis l’été 2019, les adhérents ont été invités à envoyer des textes sur le thème de l’année et des compositions sur ces textes.
Aucune forme particulière n’était attendue mais, en raison d’un thème que nous avons voulu, encore une fois, très ouvert, il était demandé de penser au contexte d’utilisation du chant proposé (fête ou période liturgique, dimanche particulier, veillée de prière, rassemblement diocésain, de jeunes, œcuménique ou inter-religieux, grande assemblée ou au contraire petite communauté…). Ce travail préalable, réalisé de façon anonyme, a permis, durant plusieurs mois, aux adhérents qui le souhaitaient de réagir et de commenter ces productions.
12 textes de 8 auteurs différents et 12 musiques de 5 compositeurs différents ont été proposés, ce qui a permis de vivre encore une fois un après-midi riche et varié. Si le nombre de ceux qui ont participé à l’atelier-virtuel demeure semblable à celui des dernières années, il est à noter qu’il y a eu un peu plus de productions et que, de nouveau, plusieurs nouveaux adhérents ont participé.
L’atelier s’est déroulé, comme à l’accoutumée, dans une ambiance bienveillante et studieuse. Les participants ont pris le temps d’écouter et de lire la plupart des réalisations, présentées de façon anonyme. Lorsque l’auteur ou le compositeur était présent, il était libre de se présenter en tant que tel, et cela a très certainement renforcé les liens de confiance entre les membres présents. Pour chaque chant abordé, le texte était lu puis commenté ensemble tant au niveau du fond (qu’est-ce que ce texte nous dit de Dieu, de l’Église, de la Foi, de l’Homme en général, en quelle occasion l’utiliser…) que de la forme (rigueur de l’écriture, originalité des thèmes, des images, du lexique…). Les membres du groupe GPS Trio ont systématiquement interprété les compositions proposées pour chaque texte, ce qui a permis de poursuivre le partage : originalité ou maladresses dans l’écriture musicale, facilité à être chanté par une assemblée, nécessité d’être réservé à un chœur exercé, ou encore adaptation à un public de jeunes… Il a été intéressant de constater que, pour un même texte, les différentes mises en musique, les choix réalisés au niveau de la couleur musicale ou de l’isorythmie, permettaient de percevoir le chant de manières différentes en restant pourtant fidèles à l’intention de l’auteur. Ainsi, une fois encore, s’est manifestée la qualité du travail de nos membres, y compris des « nouveaux ».
L’abondance de la production empêchant de tout aborder ce jour-là, ce sont les réalisations des membres présents qui ont été privilégiées, un écho devant être donné sur l’ensemble des travaux afin que chacun ait un retour et, sur l’atelier-virtuel qui se poursuit après la rencontre, certains enregistrements des interprétations de GPS Trio seront mises en ligne.
Les personnes extérieures à l’association ont exprimé leur satisfaction à la fin de la journée, tant d’avoir pu échanger avec les auteurs et compositeurs dont ils utilisent parfois les chants, que d’avoir pris conscience de tout
ce qui constitue le travail de création d’un chant, travail dans l’ombre mais patient et exigeant.
Les partages et discussions ont été animés, riches et stimulants. Certains de ces chants seront-ils repris ? L’avenir le dira. Mais le but de l’atelier n’est pas de créer de nouveaux chants : il est de travailler la matière, de s’écouter et de se conseiller, d’entraîner notre regard à être constamment en éveil, sur tout type de chant et, notamment, sur ceux qui appartiennent au répertoire liturgique. En bref, à travers le chant, de faire Église.